Zéro mort ? Impossible ? Et pourtant 3 pays ont cet objectif (Suisse, Suède, Québec)! Constructeur : Volvo Zéro mort

Comment peuvent ils faire ? Quelles sont leurs solutions ?


N'oublions pas que 95% des accidents de la route sont dûs à une erreur de comportement du conducteur !

-Brider les véhicules à 130 km/h (même si la plupart des morts sont sur départementales et les blessés en ville),

-Limiteur et régulateur de vitesse soit un équipement systématique (mais débrayable),

-Toutes les aides technologiques sont bonnes (ESP, ABS, AFU, anti endormissement, radar interdistances,)

-Mettre un compteur d'heure qui impose l’arrêt du véhicule durant un intervalle de temps de repos pour le conducteur,
 
-Oreillettes anti endormissement,  "alerte vigilance conducteur, alerte de franchissement de ligne" peuvent aussi être de série. En Attendant la Google Car entièrement automatique

-Contrôle médical pour tous (épilepsie, vision,), Gratuité des transports si problème ou adaptation du permis en fonction des heures,

-Stage de perfectionnement conduite et code tous les 10 ans,

-EAD, Anti démarrage si alcool après un premier jugement,
 
-Boîte noire utilisable par les tribunaux en cas d'accident mortel,

-Lavia (Limiteur s’adaptant à la vitesse autorisée) (Il s’agit d’un dispositif d’aide à la conduite en rapport avec la vitesse qui fonctionne à l’aide de GPS. Il propose un mode informatif qui déclenche une lumière sur le tableau de bord dès que la vitesse limite est atteinte. Le mode actif bloque l’accélération de la voiture dès que la vitesse maximale autorisée est atteinte. Pour des raisons de sécurité, le système avait été prévu à l’époque avec une mesure d’urgence. A savoir qu’en cas de pression très forte sur la pédale d’accélérateur, le Lavia se mettrait temporairement en veille),



-Le continuum éducatif (tout au long de la vie de conducteur (qui se met en place progressivement),

-Contrôle de sécurité par l'état des infrastructures (rond points mal éclairés, gravillons),

-Blocage des "distracteurs (téléphone portable, DVD),

-Équipement moto obligatoire (blouson et pantalon coqué avec dorsale, gants, bottes),

-ABS obligatoire pour les motos (voiture déjà fait),

Augmenter les nombres d'heures de conduite en auto école (10 heures d'exercices sécurité routière),

-Au permis : rendre obligatoire un stage sur circuit (perte d'adhérence, freinage d'urgence) pour que les gens prennent conscience de leur propres limites et de celles d'une voiture,

-Envoyer les gens sur un FSR (Fourgon de Secours Routier) avec les pompiers,

-A chaque infraction grave (feu rouge, distance de sécurité, excès de vitesse important), Travaux d'intérêt général en hôpital accidentés de la route),

-Plus de contrôle et donner des sanctions plus lourdes aux personnes sans permis ou sans assurance,

-Annulation du permis pour différentes infractions graves,

-Interdiction d'achat d'un véhicule après certaines infractions graves,

-L'automatisation des sanctions supprime la corruption pour certains pays,

-Feux orange puis vert au départ pour fluidifier le trafic et orange plus long à l'arrivée aux feux,


En attendant la voiture automatisée de Google: http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/google-car-eric-schmidt-0712.shtml?fb_comment_id=fbc_10151032014917618_23007375_10151036818997618#fafc1806996236


Utopique ? L'utopie est le moteur du progrès. Grâce à cette forme d’idéal, on tend vers plus de perfection pour réduire la mortalité routière.
Animaux et mortalité routière

La mortalité animale sur les routes est la conséquence de collisions de la faune avec des véhicules et concerne de nombreuses espèces souvent, grands et petits mammifères, oiseaux, batraciens, insectes, etc.

L'impact écologique (on ne compte pas la flore !) , économique et humain est conséquent...

Collision avec la grande faune

 

 En 1985, l’estimation du nombre des collisions était de 11 000. En 2001, on estime à 100 000 les collisions entre véhicules et grande faune, dont 45 000 pour les seuls sangliers (2,4 millions d'accidents/an). Ce chiffre intègre toutes les collisions avec ou sans dégâts corporels. Par contre peu de mortels.

Choc d'un motard à 140 km/h contre un ours !


 Les dommages sont parfois corporels, entraînant même des pertes en vies humaines (200 automobilistes tués et des milliers de blessés chaque année en Floride).

 Danger: Sangliers en chaleur !

Collision avec les oiseaux

 

 Ce sont les rapaces nocturnes, qui lorsqu'ils sont éblouis par les phares ou luminaires alors qu'ils chassent de nuit, semblent le moins bien éviter les véhicules. Ainsi observe-t-on une forte surmortalité des rapaces nocturnes (chouettes, hiboux) le long des routes à proximité de leurs habitats

Porsche contre faisan à 250 km/h

Collision avec les amphibiens

 

Lors des migrations annuelles vers le lieu de reproduction, les crapauds, grenouilles et tritons subissent de véritables hécatombes, avec parfois des milliers de cadavres sur quelques centaines de mètres de routes.

Collision avec les insectes

 

 En France, une évaluation réalisée à partir de comptages faits dans la région de Fontainebleau en 1990 a donné les résultats suivants : 60 billions (60 × 1012) d'insectes meurent dans un choc contre un véhicule chaque année en France (66,420 milliards pour la seule région de Fontainebleau), et il y aurait plus de 100 tonnes de cadavres d'insectes (plus gros que ceux qui restent collés sur les véhicules) le long de nos routes.

Les données de 1990/1991 ont permis les évaluations suivantes : compte tenu de l’évolution du réseau routier et du parc automobile :
  • plus de 66 000 milliards d’insectes peuvent être tués chaque année par collision directe avec les voitures en France,
  • à ce chiffre il faut ajouter environ 40 tonnes/an d’insectes tués et projetés sur les bas côtés,
  • ce chiffre, compte tenu de la disparition et du renouvellement des cadavres, peut être multiplié par 4 ou 5 pour l’année ce qui représente 120 à 200 t/an de matière animale déposée.

Les manœuvres d’évitement d’un animal qui traverse la route devant un véhicule peuvent également être à l’origine d’accidents. 

Impact sur des espèces menacées

 

 À titre d'exemple, en Tasmanie où il n'y a que 5,25 hab./km², plus de 100 000 animaux par an sont écrasés sur les routes. Selon le Dr Hobday, 1,5 à 2 % des diables de Tasmanie (espèce en forte régression) meurt ainsi tous les ans, ce qui est une cause importante d’affaiblissement de leurs populations.

Responsabilité

 

Il y a environ 4 % d'accidents "animaliers" sur 2,3 millions d'accidents recensés par les compagnies d'assurance.

La collision implique un véhicule et un animal sauvage. Mais ce dernier est percuté par le véhicule. Comme pour les obstacles fixes le conducteur est, par défaut de maîtrise de son véhicule, le responsable au sens légal de l'accident.

 En France, en cas de collision avec un animal sauvage, l'article L.424-9 du Code de l'environnement précise ; « Le grand gibier tué accidentellement et en tout temps à la suite d'une collision avec un véhicule automobile peut être transporté, sous réserve que le conducteur en ait préalablement prévenu les services de la gendarmerie nationale ou de la police nationale. »


Accident motard contre marcassin à environ 80 km/h


 Depuis 2003, l'indemnisation est effectuée soit par l'assureur, ou par le nouveau fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) (500 € de franchise) si aucune assurance n’est susceptible d'intervenir (quand la responsabilité de personnes physiques ou morales ne peut être établie). 

 Toutefois, si la collision s'est produite alors que l'animal était chassé (les accidents avec le grand gibier sont plus fréquents en période de chasse), ou si les animaux (sangliers agrainés en général) étaient en surdensité il y a une possibilité de recours (avec partage de responsabilités) contre le propriétaire ou détenteur du droit de chasse du fonds si la victime est en mesure de prouver l'action de chasse ou la surdensité (à démontrer par une expertise).

S'il s'agissait d'un animal domestique ou propriété de quelqu'un ayant franchi la clôture d’un enclos (tel que défini par l'article L.4224-3 du livre II du Code rural de l'environnement), la responsabilité du propriétaire ou gardien peut être engagée



Un choc à 50 km/h, c'est 30 fois le poids du corps......

 



 Coût de la mortalité animale sur les routes


 

 Les collisions entre les véhicules et la grande faune ont un coût pour la collectivité. En France, les chiffres de l'Office national interministériel de la Sécurité routière donnent globalement pour 2002 un coût unitaire moyen d’un accident de 12 000 euros sur lequel les assurances indemnisent à hauteur de 6 000 euros.
Pour les collisions avec le grand gibier, la masse et la vitesse sont divisées par deux, l'énergie cinétique par huit. Le coût serait ainsi de 1 500 euros et l'indemnisation de 375 euros.
En considérant que le coût moyen par accident est de 1 500 euros, on peut estimer le coût global à 150 millions d’euros, dont 96 millions pour les seuls sangliers. (source Wikipédia)

Conseils : La nuit, le matin et le soir en zone de forêt, étang, rouler à 70 km/h est un maximum. Il nous faut 50 mètres (3 semi-remorques) pour nous arrêter si la route est sèche avec une bonne voiture !!!


Un conducteur sur quatre environ ne respecte pas la distance de sécurité réglementaire.

Distance d'arrêt / distance de freinage

 

La distance d’arrêt d’un véhicule correspond à la distance parcourue pendant le temps de réaction de son conducteur à laquelle s’ajoute la distance de freinage. On évalue à 1 seconde le temps minimum nécessaire pour que le conducteur  réagisse en cas d’incident et ce dans les meilleures conditions : c’est le temps de réaction (à 50 km/h c'est 14 m !). Pendant ce temps là, le véhicule continue sa course. Ce n’est qu’une fois l’information assimilée que le conducteur commence vraiment à freiner.

Cliquez ici pour tester votre temps de réaction

Prenez vos repères

Le Code de la route a fixé une règle claire : l’intervalle de sécurité minimum à ménager entre vous et le véhicule qui vous précède est la distance que vous parcourez en 2 secondes.
Pour les véhicules lourds (PTAC > 3,5T) ou ceux dont la longueur dépasse 7 mètres, les ensembles de véhicules (voiture+caravane) et les camping-cars, cette distance est d’au moins 50 mètres. 

Pour savoir si vous respectez le bon espace entre vous et le véhicule qui vous précède, prenez un point de repère visuel sur le bord de la route, comme un arbre ou un panneau de signalisation. Une fois que le véhicule qui vous précède est passé à sa hauteur, comptez 2 secondes. Si votre véhicule passe ce repère avant ce délai, vous êtes trop près. 

Autre astuce : sur autoroute, les lignes délimitant la bande d’arrêt d’urgence mesurent 38 mètres et sont espacées entre elles de 14 mètres. A 130 km/h, il convient de laisser un intervalle de 2 traits, soit 90 mètres pour arrêter votre véhicule sans percuter celui qui vous précède. 

 De nombreux éléments influencent votre temps de réaction et la distance de freinage de votre véhicule. A vous d’adapter votre conduite en augmentant votre distance de sécurité, car les 2 secondes réglementaires ne suffiront pas toujours. 

Le non respect des distances est une des causes des accidents


Le repère réglementaire des 2 secondes a été calculé sur sol sec et dans des conditions météo idéales. Une chaussée mouillée a pour conséquence de doubler la distance de freinage y compris sur autoroute. En ville ou sur une route de campagne, pensez également qu’un autre usager ou un obstacle peut survenir à tout moment sur votre trajectoire.  
En cas de brouillard, de nuit ou lorsque la visibilité est mauvaise, votre perception des distances change. Réduire votre vitesse et augmenter vos distances de sécurité est indispensable. 

Pour vous aider, une appli IPhone affiche à l'écran de la couleur sur votre voie, détecte un changement de voie, détecte les voitures qui vous précédent, calcule leur distance et  vous averti en audio si vous vous approchez trop. Tout ceci est fait en temps réel et visuellement.
Non respect des distances de sécurité.....







CONDUITE ET MÉDICAMENTS

Les français gros consommateurs

Notre pays est un des plus grands consommateurs de médicaments et notamment de somnifères et de tranquillisants. Des études faites au moyen de simulateurs ont montré les dangers des médicaments sédatifs. Il en ressort que certains médicaments pris à dose normale peuvent être facteur d’accident.
Ces risques augmentent considérablement s’ils sont mal utilisés, associés à d’autres médicaments ou à l’alcool.

Certaines personnes ont des idées fausses sur le problème de la conduite et des médicaments, et ne font pas assez attention à ce que leur dit leur médecin, leur pharmacien ou ce qui est écrit sur la notice des différents médicaments.
Les chiffres 

Consommation régulière de médicaments psychoactifs : un adulte sur dix (pendant au moins 6 mois dans l'année).

Consommation déclarée de somnifères ou tranquillisants tous les jours de la semaine :
9 % des femmes
4 % des hommes
Cette consommation importante est en croissance, toutefois ceci ne veut pas dire que toutes les pathologies psychiatriques sont suffisamment traitées et prises en charge. 
La vente des antidépresseurs est en augmentation alors que la vente des anxiolytiques est en baisse

Aujourd’hui, 8 à 10% des ACCIDENTS MORTELS seraient provoqués par des automobilistes conduisant sous l’emprise de médicaments, notamment de tranquillisants.

Les médicaments et leurs effets 

Les principaux effets des médicaments sont : la somnolence, les vertiges, les pertes de connaissance, les étourdissements, les troubles visuels, les hallucinations, les troubles auditifs, les sensations d’ébriété, les modifications du comportement.

Les principaux médicaments capables de provoquer des effets qui gênent la conduite sont les médicaments actifs sur les troubles neuropsychiques (tranquillisants et somnifères), mais aussi certains médicaments très banals utilisés dans le traitement de la douleur, de la toux ou du rhume par exemple. 

La signalétique

Attention !!!
 
Les médicaments comportant ce pictogramme sur leur emballage nécessitent une attention particulière.
Il est fortement déconseillé de prendre le volant après l'absorption de ces médicaments.
Dans tous les cas lisez attentivement la notice.
 Niveau 1
 
Le risque est faible et dépend largement de la susceptibilité individuelle ; le patient trouvera dans la notice du médicament les mises en garde lui indiquant les cas où il devra s’abstenir de conduire (en particulier lorsqu’il aura précédemment ressenti des effets indésirables potentiellement dangereux).
La prise du médicament ne remet généralement pas en cause la conduite de véhicules, mais nécessite que les 
patients soient informés avant de prendre le volant

Niveau 2

Les effets pour la conduite automobilesont prédominants par rapport à l’individu : il convient d’examiner, cas par cas, si la prise du médicament est compatible avec la conduite. La plupart du temps, le médicament n’est disponible que sur ordonnance et c’est le prescripteur qui appréciera l’état du patient et/ou sa réponse au médicament. Plus rarement, il s’agit d’un médicament disponible sans ordonnance et le conseil du pharmacien prend alors toute son importance.
La prise du médicament peut, dans certains cas, remettre en cause les capacités de conduite de véhicules et nécessite l’avis d’un professionnel de santé (médecin, pharmacien).

Niveau 3 

Les effets du médicament rendent la conduite automobile dangereuse. Avec des médicaments de ce type (anesthésiques généraux, hypnotiques, collyres mydriatiques…), l’incapacité est généralement temporaire, mais majeure.
Lors de l’utilisation du médicament, la conduite de véhicules est formellement déconseillée. Compte tenu d’un éventuel effet résiduel, il est conseillé au médecin prescripteur d’indiquer à son patient dans quel délai il pourra à nouveau conduire (par exemple, après une période de sommeil induite par un hypnotique).

Combien de temps les effets dangereux d’un médicament durent-ils ?

La durée des effets peut être très différente d’un médicament à l’autre et même d’une personne à l’autre ; elle peut aller de quelques heures à plusieurs jours. Ainsi, après avoir pris un somnifère, il est indispensable d’avoir une bonne nuit de sommeil (et pas seulement deux ou trois heures !). Mais les effets de certains somnifères peuvent se prolonger au cours de la journée suivante. Ainsi, si votre médecin vous prescrit un somnifère, ou tout autre médicament de niveau 3, il est indispensable d’envisager, avec lui, à quel moment vous pouvez reprendre le volant.

Si je prends, chaque jour, un médicament présentant des risques pour la conduite, dois-je arrêter de conduire ?

Ce n’est heureusement pas une règle générale. Dans certaines maladies chroniques, telles que l’épilepsie (risque de convulsions) ou le diabète, le fait de suivre un traitement prolongé, en respectant les posologies prescrites, peut, au contraire, restaurer l’aptitude à conduire un véhicule. Certains effets d’un traitement, potentiellement dangereux pour la conduite, pourront même progressivement s’estomper lorsque vous aurez pris le médicament pendant un certain temps. Dès que votre médecin vous prescrit un médicament à prendre tous les jours, il est important de lui signaler que vous conduisez.

Dans quelles circonstances faut-il être le plus attentif lorsque l’on prend, chaque jour, un médicament ?

Au début du traitement :

Lorsque vous commencez un nouveau traitement, les effets du ou des médicaments et notamment les effets potentiellement dangereux pour la conduite, peuvent être particulièrement marqués. Le début d’un traitement est donc une période pendant laquelle vous devez observer les effets du médicament sur votre organisme, votre vigilance et votre comportement ; vous devez être très prudent lorsque vous prenez le volant. N’hésitez pas à en parler à votre médecin, qui, dans certains cas, pourra adapter le traitement à vos activités.

Lors de l’arrêt du traitement

Lorsque vous cessez de prendre un médicament auquel votre organisme est accoutumé, des signes de sevrage (nervosité, anxiété, malaise…) apparaissent parfois et altèrent vos capacités de conduite. Dans d’autres cas, des troubles, dont vous ne souffriez plus lorsque vous suiviez votre traitement, peuvent réapparaître.

Cela veut-il dire que, si je suis en cours de traitement et que je le tolère bien, il n’y a aucun risque pour la conduite ?

Lors d’un traitement au long cours, il peut arriver que vous soyez fatigué, énervé, que vous souffriez d’une affection passagère (rhume, angine, mal aux dents, infection urinaire…). 
Faites attention à toute circonstance de ce type qui pourrait modifier les effets de votre traitement ou vous amener à prendre un nouveau médicament. Ce dernier pourrait alors majorer les effets de votre premier traitement ou, à l’inverse, en diminuer l’efficacité.

Attention
 
Vous ne devez jamais arrêter ou modifier le traitement, que vous prenez tous les jours, de votre propre initiative et sans en parler avec votre médecin !

Est-il possible de réduire les effets des médicaments sur la conduite ?

En cas de somnolence, le café, par exemple, peut faire disparaître la sensation de fatigue et améliorer transitoirement la concentration. Mais prudence ! 
La prise d’un produit stimulant ne permet pas de " récupérer ", ni de retrouver la forme physique et les capacités de concentration nécessaires à la conduite. La fatigue est toujours là, mais vous ne la sentez plus.
De plus, l’effet de ces produits est généralement court, et, lorsqu’il cesse, vous pouvez vous retrouver en situation dangereuse.

Et l’alcool ?

Chacun sait que l’alcool est très dangereux au volant. La conduite avec un taux d’alcool supérieur à 0,50 gramme par litre de sang est interdite et passible de sanctions pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement. Mais, attention ! En ayant bu une quantité modérée d’alcool (c’est-à-dire si votre taux d’alcool dans le sang est inférieur à 0,50 gramme par litre), vous pouvez être hors d’état de conduire, si vous avez également pris un médicament qui a des effets sur la conduite.

 Cliquez ici: vodka et médicament, un cocktail néfaste

L’association médicaments + alcool est absolument à proscrire lorsque l’on prend le volant : les risques d’accident dus à l’alcool, d’une part, et aux traitements, d’autre part, peuvent être multipliés ! Il est en de même avec les stupéfiants, qu’il s’agisse de drogues (cannabis, ecstasy, cocaïne, héroïne, crack…) ou de médicaments détournés de leur usage normal. 

Faites particulièrement attention à certains médicaments (par exemple, certains sirops contre la toux) qui contiennent de l’alcool, de l’ersatz d'opium  et peuvent vous faire dépasser les limites légales, si vous absorbez une boisson alcoolisée dans le même temps.
Et les Benzodiazépines ?

   
       Les risques d’accident augmentent de 45 % la première semaine de traitement. Le risque est doublé chez les conducteurs de plus de 65 ans qui prennent des benzodiazépines.

En Suède, 
Les différentes substances retrouvées sont les suivantes 
Amphétamine   34,3 %
Phenmétrazine   1,9%
THC   16,4%
Nitrazépam   1,6%
Diazépam   10,5%
Dextropropoxyphéne   1,4%
Flunitrazépam   6,3%
Clonazépam   1,3%
Morphine   6,1%
Méthamphétamine   1,2%
Codéine   5,2%
Zolpidem   1,2%

Les cas de récidives en Norvège ont été analysés sur une période de 6 ans (1992-1998), 57 % des conducteurs drogués et 28 % des conducteurs alcoolisés ont été  à nouveau arrêtés.





Les routes de France comptent près de 30 000 carrefours giratoires. Conçus pour fluidifier la circulation, ils contribuent à la baisse du nombre et de la gravité des accidents. 

Cliquez pour l'étude sur la baisse des accidents grâce aux giratoires 
 
Ne pas confondre le rond point où il n'y a pas de panneau, ni de marquage au sol et où c'est la priorité au véhicule entrant avec le carrefour giratoire. Celui ci a un marquage au sol, un panneau "Vous n'avez pas la priorité"

Carrefour giratoire




Bien se positionner

  •  200 mètres avant, on met le pied au dessus du frein, on regarde à gauche pour analyser le trafic ce qui nous permet de savoir comment agir en arrivant. Une petite 3ème est souvent le meilleur rapport de boîte,
  • En empruntant la voie la plus proche du centre du carrefour giratoire, on peut se placer à l'entrée sur la file de gauche, après avoir vérifié que l’on peut manœuvrer sans danger. Des panneaux directionnels aident la plupart du temps à se repérer,
  • Dans le cas contraire, et si l’on n'est pas familier des lieux, mieux vaut rester à droite.
  •  Selon sa voie de sortie
  •  
  •   Si l’on ne compte pas dépasser l'axe médian du carrefour, on reste sur la voie de droite,
  • Pour emprunter une route située à gauche du prolongement de sa voie d'entrée, on peut se rapprocher du terre-plein central pour le contourner,
  • Si l’on ignore en s’engageant l'emplacement de sa sortie, on reste à droite (pour un groupe lourd, idem). 
  •  
Rond point, ce qu'il faut faire


Changer de file en toute sécurité
  • La manœuvre de changement de file, potentiellement dangereuse pour les autres usagers, est l'une des plus réglementées du Code de la route.
  • Dans un carrefour giratoire, elle se présente en particulier lorsque, après avoir contourné le terre-plein central, on désire rejoindre le côté droit de l'intersection pour gagner sa voie de sortie. En effet, on ne peut quitter le giratoire qu'une fois placé sur la voie la plus à droite.

  • Le changement de direction doit être abordé au niveau de la sortie précédant celle que l’on compte emprunter. Avant, on doit s’assurer de pouvoir manœuvrer sans perturber la marche normale des autres véhicules,
  • S'il n'est pas possible de changer de file, on devra refaire un tour de rond-point,
  • L'article R 412-10 du Code de la route indique que "tout conducteur qui s'apprête à apporter un changement dans la direction de son véhicule (...), doit avertir de son intention les autres usagers (...)."
On doit donc anticiper suffisamment sa manœuvre, pour ne pas surprendre ou gêner les autres conducteurs :
  • contrôle de l'état de la circulation à l'aide des rétroviseurs,
  • coup d’œil sur la droite de sa voiture,
  • clignotant droit,
  • priorité aux véhicules de la file extérieure du rond-point,
  • dernier coup d’œil à droite (un deux-roues s’est peut être présenté dans l’intervalle)

Attention !

Les conducteurs de deux-roues sont les victimes les plus fréquentes des accidents sur les ronds-points. Ce qui s’explique souvent par le défaut d'attention des automobilistes et le profil de la chaussée. A vélo ou à cyclo, on limite ce risque en circulant toujours sur la voie la plus à droite de l'anneau. 

Les clignotants pour indiquer la voie.
 
Les carrefours giratoires sont à sens unique mais nécessitent l’usage des clignotants, qui informent les autres automobilistes de nos intentions,
  • Un clignotant gauche signifie que l’on reste sur l'anneau du rond-point pour faire le tour. Les usagers qui attendent pour s'engager doivent céder la priorité,
  • Un clignotant droit indique que l’on s’apprête à sortir (le mettre après la sortie qui précède celle qu'on veut utiliser pour sortir)
p.s : un clignotant en marche ne confère aucune priorité 

L’accident dans un carrefour giratoire : dresser le bon constat…

 

Créé pour diminuer le nombre et la gravité des accidents, le carrefour giratoire impose en effet une vitesse réduite à l’automobiliste. Les collisions qui s'y produisent se résument donc, le plus souvent à de la tôle froissée. La détermination des responsabilités n’en est pas moins compliquée et l'appréciation des faits découle aussi de la rédaction du constat amiable

En cas d'accrochage dans un carrefour giratoire, il est nécessaire d’être précis :
 
  • Cocher la case 7 "roulait sur une place à sens giratoire",
  • On peut  cocher la case 9 "roulait dans le même sens et sur une file différente"
  • Si on se fait heurter par un véhicule qui s'engageait dans le carrefour, cocher (dans la partie qui le concerne) les cases 6 et 17 "n'avait pas observé un signal de priorité",
  • Si les deux véhicules circulaient sur le giratoire, cocher la case 10 "changeait de file" pour le véhicule perturbateur,
  • Profiter de la rubrique "observations" et du schéma pour indiquer les circonstances particulières du sinistre : voies d'entrée et de sortie de chaque véhicule, emplacement exact de la collision dans le carrefour, nature du giratoire, etc.

Attention !

Quand on quitte un rond-point, il ne faut surtout pas relâcher son attention : 20 mètres après la sortie se trouvent souvent des passages protégés pour les piétons. 







Rond point Anglais
On tourne dans le sens des aiguilles d'une montre autour des petits ronds-points matérialisés par la peinture blanche et dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour du rond-point central.


Plus d'un automobiliste sur quatre (26%) reconnaissent téléphoner sans utiliser de kit mains libres. Presque autant (24 %) manipulent leur GPS en roulant et un sur cinq vont jusqu'à lire ou écrire des SMS au volant. Parmi cette population, c'est une catégorie dite « jeune » qui stigmatise l'attention: la lecture ou l'envoi de SMS ou d'e-mails progressent de 18 points au sein de cette population et ils sont ainsi désormais 45% à adopter ces mauvaises pratiques contre 27% en 2011. Un sur dix surfe sur Internet tout en conduisant.

 « Je fais très attention, ça ne dure que quelques secondes et j’ai une excellente voiture », se justifient les conducteurs. Mais le cerveau, lui, ne peut effectuer efficacement ces doubles tâches complexes.

Des tests ont été effectué sur circuit découvrez les réactions...
Un faux moniteur  fait croire à ses élèves qu’ils devaient savoir envoyer des SMS en conduisant pour obtenir leur permis.

 

Impressionnant !


Écouter la radio. « On a mesuré l’activité cérébrale d’automobilistes, sur piste et sur simulateur. Le fait d’écouter la radio n’influe pas sur leur conduite sauf en cas d’annonce exceptionnelle (mort d’un proche, catastrophe, etc.). Sinon, ils sont en situation d’écoute distraite, distante ; bien concentrés sur ce qui se passe autour d’eux. »

Discuter avec un passager. « Il perçoit l’environnement en même temps que le conducteur : il peut interrompre la conversation, signaler un danger, anticiper une situation. »

Téléphoner avec ou sans un kit mains libres. « L’interlocuteur est absent. Donc, le conducteur l’imagine et se projette à l’extérieur du véhicule. L’échange est plus prenant, plus engagé. Au volant, on se met alors en « conduite automatique ». Pour le cerveau, l’activité principale devient la conversation. Conséquences ? Le conducteur fixe droit devant lui et néglige les rétroviseurs, dévie de sa trajectoire, prend des décisions plus aléatoires et risquées pour franchir un carrefour ou tourner à gauche. Survient un événement imprévu. Le cerveau doit « se rebrancher » conduite. Cela prend du temps. Le conducteur met 1,5 seconde pour appuyer sur le frein (contre 0,75 seconde s’il ne téléphone pas). Or, rien qu’à 60 km/h, on parcourt 15 m en une seconde !

L’automobiliste au téléphone a trois fois plus de risques d’être impliqué dans un accident que celui qui ne téléphone pas. Un accident corporel sur dix est lié à l’utilisation d’un téléphone. Les études actuelles ne révèlent aucune différence significative entre un portable à la main et un kit mains libres.

Lire un mail, envoyer un texto. « C’est évidemment le cas de figure le plus dangereux. Il cumule la distraction mentale, le fait de regarder un écran et non plus la route et les autres usagers, et le danger de conduire d’une seule main. Des jeunes se disent qu’ils peuvent le faire car ils sont à l’aise avec les nouvelles technologies. Mais, conducteurs débutants, ils sont moins habiles au volant, moins habitués à anticiper que leurs aînés. »


Aux États-Unis, les SMS au volant tuent plus de jeunes que l'alcool !

Une récente étude américaine a ainsi révélé que cette pratique est devenue la principale cause de mortalité des adolescents sur la route devant la consommation d’alcool. Elle a entraîné en 2012 la mort de 3 000 jeunes et des blessures pour 300 000. L’alcool au volant a tué 2 700 jeunes ..... 

Les jeunes ne boivent pas tous les jours, alors qu’ils utilisent leurs téléphones sept jours sur sept.

Autre enseignement de l’étude, les lois interdisant cette pratique ont finalement peu d’effets sur les jeunes. Dans les États ayant promulgué de tels textes, 57 % des 15-18 ans admettent continuer d’envoyer ou de lire des SMS au volant contre 59 % dans les États où c’est autorisé !

Envoyer un SMS au volant multiplie le risque d’accident par 23 ! 

 

 L’état de New-York a donc décidé  mettre en place 91 texting zones (298 panneaux de signalisation seront mis en place) sur leurs routes et autoroutes

 
Clignotant, un signal déterminant de sécurité

Selon une enquête menée sur le terrain au mois de mars 2011, sur plus de 5000 véhicules et au sein d’une quinzaine de carrefours dans six départements, on a constaté que 44% des automobilistes n’utilisaient pas leur clignotant pour changer de direction.
En clair, pas loin de la moitié. Et tout le monde est dans le même panier : voitures, motos, utilitaires… Selon cette étude, l’oubli du clignotant concerne 45% des personnes sur un giratoire ou un stop, plus de 30% sur des carrefours à feux ou gérés par priorité à droite."Bah ! quand il n'y a personne !! le sait on ?)
- C’est l’un des principaux moyens, pour le conducteur, de partager la route et de faire connaître ses intentions aux autres usagers. Cela peut sauver des vies, notamment celles  des motards.
En tant que motard, je risque ma vie si vous oubliez de m’avertir par le clignotant, merci !





Utilisez votre clignotant quand…

  • Vous changez de direction (à droite ou à gauche) ;
  • Vous changez de file de circulation ;
  • Vous abordez une bretelle d’accès à l’autoroute, en sortez...
Attention : ce n’est pas parce que vous signalez votre intention de tourner ou de changer de voie que vous avez la priorité ou qu’il n’y a pas de danger !  N’oubliez pas l’angle mort : un deux-roues peut s’être approché de votre véhicule sans que vous ne le voyiez.
 
Ce que dit le Code de la route
Ne pas utiliser son clignotant vous expose à une amende de 135€ et un retrait de 3 points au permis de conduire.

 

Le cas particulier des giratoires

Le carrefour giratoire est une infrastructure complexe puisqu’elle peut mettre en jeu plusieurs voies de circulation en cercle avec entrée et sortie de véhicules. Son intérêt est d’inciter les conducteurs à ralentir à l’arrivée de l’intersection tout en permettant une bonne fluidité de la circulation à l’intérieur de l’anneau. Or, l’absence d’utilisation du clignotant est fréquemment constatée dans les carrefours giratoires.
Retenez que :
  • Les véhicules qui circulent sur l’anneau ont toujours la priorité
  • Si vous allez à gauche de votre axe d’entrée ou faites demi-tour, vous devez signaler votre intention avec votre clignotant gauche ;
  • Dès lors que vous sortez du rond-point, vous devez actionner votre clignotant droit.

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