Lauréat du prix de l’audace pour la MPSRA appartenant au  SGA



L’idée

L’intervalle de sécurité entre 2 véhicules doit être de 2 secondes (36 m à 60 km/h). Or, moins de 50 % des conducteurs respectent cette règle. Les chocs arrières occasionnent 7 % des tués sans compter les collisions en chaîne.

Temps de réaction moyen: 1.7s à 59 km/h=28m

La solution

L’innovation de Mr Luc Chauveau permet le largage d’une roue de secours (qui ne rebondit pas) d’une voiture, à l’aide d’une télécommande. La mise en œuvre  des exercices ne nécessite aucune personne sur la piste, les conducteurs n’ayant d’autres consignes que de suivre le véhicule qui précède.
Le matériel employé est indécelable. La surprise et la sensibilisation sont ainsi maximales.

Largage à l'aide d'une télécommande



2 secondes d'inter-distance, le conducteur  s'arrête. Plus près , c'est l'accident!!!




Ce dispositif est facilement généralisable dans les centres de formation  au permis, lors de stage de perfectionnement et bien sûr au sein de la MPSRA.
Mr Chauveau a réalisé cela sans subvention, seule la passion l’a guidé……

En partenariat avec la Mission pour le développement de l'innovation participative de la Défense (MIP), la fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque a décerné pour la 10efois, son prix de l'Audace aux innovateurs des différentes armées et services.

Les innovations sont sélectionnées tous les 2 ans en fonction :
  • de l'esprit d'initiative du ou des innovateurs ;
  • du caractère audacieux et original du projet ;
  • de l'investissement personnel et de la ténacité des innovateurs;
  • de la portée de l'innovation (en particulier, la possibilité de généralisation) ;
  • de la pertinence et/ou de l'intérêt opérationnel (au sens large);
 Depuis 1988, 1400 projets dont 1340 ont été accompagnés financièrement.

Le meilleur conseil : an-ti-ci-pez !

Lorsque l'hiver est là et que la neige s'entasse sur les routes, la moindre erreur de pilotage peut avoir des conséquences fâcheuses. Pour éviter les dérapages et les glissades inopinés, le mieux est d'opter pour une conduite tout en souplesse. L'anticipation sur l'état de la route, les limites de son véhicule et les dérapages incontrôlés des autres véhicules reste la meilleure des parades pour arriver à bon port. L'anticipation commence aussi par la mise en place sur sa voiture de pneus adéquats.

Des pneus, que l'on appelle pneus neige ou pneus contact se montent dès que l'hiver approche, quand la température s'installe en journée en dessous de 7°C. Spécialement fabriqués pour mieux adhérer à une route rendue glissante par la pluie, la neige ou le verglas, les pneus neige présentent une structure à lame fine spécialement étudiée pour mieux agripper le revêtement glissant.

Leur gomme plus tendre et élastique s'échauffe aussi plus vite que les pneus été qui ont tendance à durcir par température froide. Notez bien : la pose de pneus neige ne dispense en rien de disposer de chaînes neige rendues parfois obligatoires pour le franchissement d'un col par exemple.
-Nettoyer ses vitres pour bien voir (astuce : le soir, installez un plastique bulle sur le pare-brise. Plus besoin de gratter le matin),
- Prévoir un plaid ou une couverture, mais aussi à boire ou à manger est toujours un plus,
-Pas de frein à main mais enclenchez une vitesse le soir,
-Partez en avance ou mieux restez chez vous. 

11 bons réflexes pour conduire sur la neige

  1. La conduite sur neige implique de la douceur. Les accélérations brusques, les coups de volant intempestifs et les freinages de dernière minute sont à oublier ! Chaque accélération doit être bien dosée pour éviter les risques de dérapages au freinage.
  2. Le risque de la conduite sur neige provient tout autant de son véhicule que des autres véhicules sur la route. Pour une conduite sans à coup, il est donc plus prudent de respecter des distances de sécurité importantes pour mieux ralentir à temps en cas de besoin.
  3. Bien voir et être vu est très important par temps de neige ou de brouillard. Au minimum, vous devez allumer vos feux de croisement. En cas de chute de neige, les feux de brouillard avant et arrière sont autorisés. Bien voir sous la neige c'est aussi avoir des essuie-glaces opérationnels et un liquide de lave-glace spécialement adapté aux conditions hivernales.
  4. Dans les descentes, pour limiter la prise de vitesse, il vaut mieux utiliser le frein moteur plutôt que de freiner. Là encore, et plus que jamais, les distances de sécurité sont à respecter scrupuleusement.
  5. Par fortes neiges, n'attendez pas le dernier moment pour chaîner. En restant au milieu de la chaussée vous augmentez les risques de vous faire percuter par les véhicules suivants. Les chaînes neige (ou les chaussettes) s'installent sur les roues motrices pour plus d'efficacité. En équipant les quatre roues, l'adhérence sera encore meilleure. (les essayer bien avant la neige)
  6. Au démarrage, l'accélération doit être très progressive surtout en côte. La bonne solution est d'enclencher la 1ère vitesse et de lâcher très progressivement la pédale d'embrayage. Les roues doivent rester dans l'axe de la voiture pour limiter les patinages. Si le démarrage est laborieux en première vitesse, n'hésitez pas à passer en seconde pour éviter de patiner.
  7. En cas de fortes chutes de neige, laissez la priorité aux engins de salage. En circulant dans leurs traces vous aurez moins de risques de glisser ou de vous égarer sur le bas-côté.
  8. Lorsque les chutes de neige deviennent trop fortes et que des bourrasques empêchent toute visibilité, le mieux est de s'arrêter sur le bas-côté en allumant ses feux de détresse.
  9. Au cas où la voiture chasse de l'avant ou de l'arrière, ne freinez surtout pas, cela accélèrerait le déséquilibre de la voiture. Au lieu de vous précipiter sur le frein, débrayez plutôt pour faire tourner les quatre roues à la même vitesse tout en braquant le volant vers la route (contrebraquage).
  10. Dans les virages : prudence ! En ligne droite, à l'abord du virage, c'est le moment de réduire sa vitesse. Une fois dans le virage, il est préférable de maintenir sa vitesse pour limiter le déséquilibre de la voiture.
  11. Désactivez l'antipatinage (ESP) : si votre voiture est pourvue d'une fonction antipatinage et qu'elle est immobilisée dans une côte ou à l'arrêt, alors le fait de désactiver l'antipatinage peut vous aider à faire avancer la voiture. La désactivation de l'antipatinage permettant de distribuer plus de puissance aux roues. Une fois la voiture en mouvement, vous pouvez réactiver l'antipatinage. 
  12. Cliquez ici pour: Prévision météo à 6 mois 
  13. Bison futé 
  14. Trafic en temps réel à Paris 
  15.  Trafic en temps pour chaque ville de province


Une idée lumineuse


Distribution aux piétons âgés de 65 ans et plus de parapluies de couleur jaune fluorescente équipés de bandes rétro-réfléchissantes. Ils seront visibles à 150 m au lieu de 30 m ! il fallait y penser
Les personnes âgées de plus de 65 ans constituent, en effet, des usagers particulièrement vulnérables aux risques routiers en tant que piétons.

En 2012, une enveloppe budgétaire de 84 700 € aura été consacrée par l’État aux actions de prévention dans le cadre du Plan départemental d’actions de la sécurité routière (PDASR).
La généralisation de l'EAD dans les voitures réduirait considérablement le coût de l’installation et le nombre de tués


L'Éthylotest Anti Démarrage est un système couplant un éthylotest avec un dispositif anti démarrage. Si le taux d'alcool dans l'air expiré est supérieur au seuil autorisé le véhicule ne démarre pas.

L'installation de l'appareil peut être effectuée:
- à l'initiative du chef d'entreprise,
- en alternative aux poursuites judiciaires,
- à titre de peine complémentaire.

Cet appareil est installé dans tous les véhicules de transport en commun d'enfants mis en service après le 1er janvier 2010 ou sur décision d'un Juge , dans le cadre d'une conduite sous l'empire d'un état alcoolique délictuel ou en état d'ivresse manifeste.


 En cas de taux d’alcoolémie égal ou supérieur à un taux prédéfini, le démarrage du véhicule est bloqué, un voyant rouge s’allume, sans que le taux d’alcoolémie ne s’affiche. Un nouvel essai est alors possible au bout d’une minute. Si le souffle reste positif, l’EAD bloque le démarrage pendant trente minutes. Le véhicule peut toutefois démarrer sans qu'il soit nécessaire de souffler dans l'EAD, notamment au moyen d'une clé détenue par le chauffeur ou par un code détenu par l'employeur. Tout démarrage sans utilisation de l'EAD est enregistré. 

 Quelque soit le résultat du 1er test, un 2ème test aléatoire surviendra 40 à 60 minutes plus tard.

"Lorsque l’appareil requiert un test aléatoire vous avez 13 minutes pour vous garer, n’éteignez pas le moteur. Le test se fait de la même manière qu’un test initial. Si le taux d’alcoolémie détecté est supérieur au seuil autorisé l’appareil enregistre une infraction et vous devrez vous rendre au garage pour une maintenance dans une période de 7 jours. Dans tous les cas vous pouvez continuer de rouler une fois le test effectué."

Si l’appareil détecte un taux d’alcoolémie supérieur au seuil toléré. Le dispositif bloque le véhicule pour une période de 5 minutes puis de 15 minutes si le 2ème test initial est de nouveau un échec.


L'article L 234-2 Paragraphe I, 7° alinéa du Code de la route permet au Juge du Tribunal Correctionnel de condamner un conducteur ayant circulé sous l'empire d'un état alcoolique supérieur à 0.40 milligramme d'alcool par litre d'air expiré à l'interdiction, pendant une durée de cinq ans au plus, de conduire un véhicule non équipé par un professionnel agréé ou par construction d'un dispositif homologué d'anti-démarrage par éthylotest électronique. Lorsque cette interdiction est prononcée en même temps que la peine d'annulation ou de suspension du permis de conduire, elle s'applique, pour la durée fixée par la juridiction, à l'issue de l'exécution de cette peine.

Cette mesure comporte des obligations :

- suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière
- faire installer à ses frais un éthylotest anti démarrage par un professionnel agréé.

En cas d'utilisation frauduleuse du système, le conducteur encourt une amende de 1500 euros et la confiscation du véhicule s'il en est propriétaire.


La conduite d'un véhicule non équipé d'un éthylotest anti démarrage est sanctionnée par une
contravention de cinquième classe avec les peines complémentaires suivantes :
- suspension du permis de conduire jusqu'à trois ans
- confiscation du véhicule s'il en est le propriétaire
- obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.


 Employé par les Américains depuis 1985, par les pays scandinaves et le Canada depuis de nombreuses années l'efficacité de de dispositif n'est plus à prouver.

En France lors d'
alternative aux poursuites, voire à titre de peine complémentaire, l’installation d'un éthylotest anti démarrage est requise .

Dans certaines sociétés de transport, les employeurs, à titre préventif, ont installé un éthylotest anti démarrage dans leurs camions.




Au 1er septembre 2015, c’est l’ensemble du parc d’autocars qui sera équipé en EAD en application de l’article 70 bis de l’arrêté du 2 juillet 1982.

 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000470037&dateTexte=20090705

article 75 bis  


Cliquez Pour Marques agréées de l'EAD


 "L'Alcoguard est disponible en option sur les Volvo S80, V70 et XC70 et sera accessible sur les autres modèles ensuite. "


Le LAVIA (Limiteur s'adaptant à la Vitesse Autorisée), expérimenté entre 2001 et 2006 par le LIVIC est une des solutions pour ne plus être en excès de vitesse.
Le LAVIA (40 et 250 €) permet une conduite plus sécurisée bien sûr, mais aussi moins stressante (plus de crainte d'être hors limite vitesse) et supprimerait les radars, donc moins répressive ! (et sans géolocalisation pour le respect de la vie privée)

Le Nouveau Programme d'Évaluation européen de Voiture (l'Euro NCAP) a pris une décision cruciale dans la promotion du déploiement à grande échelle d'Aide de Vitesse Intelligente (ISA ou LAVIA). À partir de janvier 2013 ISA sera incluse dans leur nouvelle évaluation de sécurité avec des systèmes tant débrayables que non débrayables en attribuant des points au véhicule équipé de LAVIA. L'euro NCAP reconnaît que les informations de vitesse peuvent venir de la reconnaissance de panneau de signalisation, de données de carte numériques ou d'une combinaison de ces sources de données. 

Cliquez; EuroNcap test limiteur de vitesse 

C'est un programme demandé et surveillé par la commission européenne concernant la SR . Les scandinaves, Pays-Bas, Royaume unis, Autriche et d'autres sont favorables au Lavia (ou ISA) Plusieurs pays travaillent concrètement à ce projet. Si certaines zones ne sont pas répertoriés, eh ! bien il n'y aura pas de régulation de vitesse. En clair, Une zone ou une rue 50 non répertoriée, je ne serai pas "bridé". et ma voiture fonctionnera normalement. Le Lavia devrait inclure la cartographie de tous les pays européen acceptant le Lavia.  

Le « GPS européen », Galiléo, est en mesure désormais de délivrer des coordonnées satellites (2 satellites en orbite et 2 autres vont suivre. 4 satellites sont nécessaires pour obtenir un relevé de position en trois dimensions fiable et exact) après un test de positionnement cet été. Fonctionnement en 2014. Il sera plus précis que le GPS américain. Le Lavia pourra être mis en place et sera fiable à 100 %. Certains services quotidiens pourraient permettre d’explorer les fonds marins à proximité des côtes, de réaliser un salage intelligent en hiver lors de fortes gelées, d’accélérer le transport des marchandises dangereuses et d’aider les malvoyants ou les handicapés moteurs à se déplacer.

C'est un dispositif d'aide à la conduite qui peut fonctionner selon plusieurs modes.

Le mode informatif

Dans le mode informatif, le conducteur est informé à tout instant par affichage sur le tableau de bord de la vitesse autorisée à l'endroit où il se trouve En cas de franchissement, l'affichage clignote et un voyant s'allume sur le tableau de bord.

Le mode actif

Dans le mode actif, le conducteur ne peut dépasser la vitesse réglementaire en vigueur à l'endroit où il se trouve. Pratiquement, cela se traduit par le fait qu'au delà de cette vitesse limite, la pédale d'accélérateur est sans effet car un dispositif électronique limite automatiquement l'injection de carburant.

Le "kick-down"

Dans le mode actif, le conducteur dispose d'un dispositif (" kick-down ") qui autorise une neutralisation temporaire du système. Ainsi, par un appui fort sur la pédale d'accélérateur, au-delà d'un point dur, le limiteur est momentanément mis hors service. Il sera réactivé dès que la vitesse du véhicule repassera en dessous de la vitesse autorisée.

Quant aux freins, ils ne sont pas concernés par le dispositif et le conducteur peut donc en faire un usage normal à tout moment.


Cliquez ici pour le Bilan 2011de la sécurité routière en France

L’essentiel des données d’accidentalité commentées et analysées dans cette rubrique provient du fichier national des accidents corporels de la circulation routière.

Vous y trouverez (cliquez sur le titre qui vous intéresse) :

  1. Panorama
  2. Données de situation de la sécurité routière
    1. Les grandes dates de la sécurité routière
    2. Les études et recherches au service de l’action publique
    3. L’accidentalité dans l’Union Européenne
  3. Impact des accidents sur la société
    1. Les données sanitaires des accidents  
    2. Les coûts économiques des accidents
    3. Les condamnations pour infractions à la sécurité routière
  4. Interprétation de l’accidentalité
    1. L’analyse conjoncturelle  
    2. L’exposition aux risques
  5. Les comportements en circulation
    1. La vitesse pratiquée  
    2. Le téléphone portable  
    3. Le port de la ceinture  
    4. Les interdistances
  6. Données détaillées de l’accidentalité
    1. Les accidents et les usagers
      1. Selon les modes de déplacement / Données générales d’accidentalité tous types d’usagers / Données détaillées par catégorie d’usagers  
        1. Les piétons
        2. Les cyclistes
        3. Les cyclomotoristes
        4. Les motocyclistes
        5. Les véhicules de tourisme
        6. Les véhicules utilitaires légers
        7. Les poids lourds
        8. Les transports en commun
      2. Selon l’âge et le sexe / Données générales d’accidentalité tous âges et tous sexes / Données détaillées par classe d’âge et par sexe 
        1.  Les jeunes adultes (18-24 ans)
        2. Le troisième âge (65 – 74 ans)
        3. Le quatrième âge (75 ans et plus)
        4. Les hommes et les femmes
    2. L’accidentalité par type de route et selon le milieu / Données générales d’accidentalité tous types de route / Données détaillées par type de route et milieu
      1. Les autoroutes
      2. Les routes nationales
      3. Les routes départementales
      4. Les voies communales et autres voies
      5. Rase campagne / milieu urbain
    3. Répartition du nombre d’accidents corporels et de personnes tuées selon le type d’accident  
    4. Répartition des nombres de véhicules impliqués et personnes tuées selon les obstacles rencontrés  
    5. La responsabilité présumée des usagers impliqués dans un accident corporel  
    6. L’alcool et les autres psychotropes  
    7. Répartition des accidents selon le défaut de permis de conduite, le défaut d’assurance, et le délit de fuite
  7. L’accidentalité dans les départements
    1. L‘accidentalité dans les départements de métropole et indicateurs locaux de sécurité routière
    2. L‘accidentalité dans les départements d’outre-mer
  8. Annexes
    1. Le Fichier national des accidents corporels de la circulation routière
    2. La méthodologie de l'analyse conjoncturelle
    3. Présentation et méthodologie des indicateurs locaux de sécurité routière
    4. La méthodologie des mesures de vitesses et d’inter distances
    5. La méthodologie du graphe croisant les mois et les heures
    6. L’index des sigles contenus dans le document
    7. Autres données chiffrées sur les accidents corporels de la circulation
    8. Études et recherches : quelques rapports, guides et actes en 2011 

                Bilan-du-comportement-des-usagers-de-la-route-2011

                Bilan-du-permis-a-points/Bilan-2011
                Est on plus en sécurité là ?





                Sur la première photo  ci-dessus, on s'aperçoit que :

                - le risque perçu est faible,
                - les précautions sont faibles aussi,
                - le risque réel d'accident est élevé !


                Cela veut dire qu'un conducteur, qui est au volant de sa voiture, par une très belle journée ensoleillée, sur une route en grande ligne droite, bien large (risque perçu faible), est moins attentif aux différentes précautions à prendre, parce qu'il se sent bien, il fait beau, sa voiture est climatisée, les sièges sont aussi confortables que son fauteuil du salon, il a un regard fixe et néglige les contrôles qu'il devrait faire (précautions faibles), ne verra pas que la moto qui arrive derrière lui, veut le dépasser alors que lui tourne à gauche.




                Ou bien est ce plus dangereux là ?

                Sur la deuxième photo  ci-dessus, on s'aperçoit que :


                - le risque perçu est élevé,
                - les précautions sont élevées,
                - le risque d'accident est faible !


                Cela veut dire qu'un conducteur au volant de sa voiture sur une route enneigée (risque perçu,) va ralentir parfois même rouler au pas, ou encore prendre les transports publics (précautions élevées), pour éviter au maximum l'accident !

                C'est ce que l'on appelle l’homéostasie du risque : dans le cas n°1 il y a plus de risques d'accidents mortels,
                alors que dans le cas n°2, nous aurons plus de tôles froissées que d'accidents mortels


                Par exemple à  moto, 2 accidents mortels sur 3 ont lieu en rase campagne, dans 7 cas sur 10 en plein jour, dans 8 cas sur 10 par beau temps. En ville, le motard porte une attention toute particulière à sa conduite, prêt à réagir à tous les dangers qui peuvent surgir à chaque instant. A la campagne, une fois dégagé du trafic, de jour, sur une belle route sèche, le motard a souvent tendance à relâcher sa vigilance.

                Conclusion : Plus le risque est faible, plus la vigilance doit être importante.....



                Le processus d’analyse de risques comporte 8 étapes
                1. L’identification des menaces et des dangers
                2. L’estimation de la probabilité d’occurrence
                3. L’identification des conséquences
                4. L’évaluation de la capacité à réagir interne et externe
                5. L’établissement du niveau de risque
                6. L’identification des mesures de prévention
                7. L’identification des mesures de mitigation
                8. L’implantation des mesures de prévention et de mitigation

                Des exemples intéressants : 

                Jusqu'en septembre 1967 les suédois roulaient à gauche. à 5 h du matin, il changèrent pour rouler à droite. Conséquence : Le lundi 4 septembre, on dénombre 125 accidents de la circulation, là où les lundis précédents il y en avait eu de 130 à 198. Aucun accident mortel n'est attribué au changement. L’Islande le fit en mai 1968. Pas plus d'accident non plus ! Certaines villes Françaises n'ont que des priorités à droite (au lieu de mettre des stops et des feux) et il y a un abaissement des accidents mortels (mais pas des incidents !). à trop sécuriser le réseau, cela peut réduire la perception du risque (comme quand il fait beau) et aller à l'encontre du but recherché qui est la réduction des tués !


                En Allemagne, les taxis équipés de systèmes de freinage de type ABS n’ont pas été impliqués dans moins d’accidents que les autres, et leurs conducteurs se montraient moins prudents. En Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, l’élargissement des voies sur les autoroutes à deux voies a entraîné un accroissement de la vitesse moyenne des voitures particulières de 3,2 km/h pour chaque30 cm d’élargissement, contre 1,7 km/h pour les camions. 

                Aux États-Unis, une étude sur les effets de la diminution de la largeur des voies a montré que les automobilistes habitués à la route en question avaient réduit leur vitesse moyenne de 4,6 km/h, et les autres de 6,7 km/h. En Ontario, au Canada, les vitesses en un point donné diminuent d’environ 1,7 km/h pour 30 cm de rétrécissement. Au Texas, la vitesse des automobilistes était plus élevée de 10% sur les routes à accotements stabilisés que sur les routes à accotements non stabilisés. D’une manière générale, les automobilistes conduisaient plus vite lorsqu’ils roulaient de nuit sur des routes au marquage latéral peint en clair.
                 
                Dernièrement, des chercheurs finlandais ont étudié les effets de l’installation de réflecteurs le long des routes à grande circulation où la vitesse est limitée à 80 km/h. Des tronçons de route choisis au hasard, totalisant 548 km, ont été équipés de réflecteurs et comparés à 586 km de tronçons qui en étaient dépourvus. Les réflecteurs ont permis aux automobilistes de rouler plus vite dans l’obscurité. Rien ne permet de conclure qu’ils ont fait baisser le nombre d’accidents par kilomètre parcouru; c’est même plutôt l’inverse qui s’est produit (Kallberg, 1992).
                 
                On pourrait citer bien d’autres exemples. Il n’apparaît pas que la législation relative au port de la ceinture ait fait diminuer le nombre des accidents mortels (Adams, 1985). Les conducteurs qui ne bouclaient pas leur ceinture et qui y ont été contraints ont roulé plus vite et plus près des véhicules qui les précédaient (Janssen, 1994). En Suède et en Islande, après l’adoption de la conduite à droite, la fréquence des accidents graves a d’abord considérablement diminué, mais les taux ont retrouvé leurs niveaux antérieurs lorsque les usagers se sont rendu compte que les routes n’étaient pas devenues aussi dangereuses qu’ils l’avaient pensé (Wilde, 1982)

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