Panneau de vitesse conseillée pour réduire un embouteillage


L'offre, c'est la capacité de la route (ou le nombre de voitures qu'elle peut accueillir). On estime la capacité d'une voie d'autoroute standard limitée à 130 km/h à 2.000 voitures par heure. Cette offre rencontre la demande, c'est-à-dire les déplacements que les usagers veulent effectuer, à un moment et un endroit précis.
Un embouteillage se déclenche donc à l'instant et à l'endroit où la demande dépasse l'offre: si 8.000 voitures se retrouvent sur une autoroute à trois voies qui ne peut contenir que 6.000 voitures, c'est le bouchon! Si tous les embouteillages naissent de cette inadéquation entre l'offre et la demande, on peut toutefois les classer en trois catégories: les récurrents (qui se produisent matin et soir pour aller au travail et rentrer chez soi), ceux qui sont plus ponctuels (liés aux départs en vacances ou en week-end), et ceux qui naissent d'un accident sur la route.

Une pluie forte diminue la capacité d'une route d'environ 10%: donc plus il pleut, plus un embouteillage se forme rapidement. Quant aux remorques embarquées pour les vacances, aux cars et aux poids lourds, ils ont chacun un équivalent en véhicules particuliers, et diminuent d'autant l'offre routière. Par exemple, un car vaut deux voitures, et les super poids-lourds, trois ou quatre voitures au moins.

Suffirait-il d'augmenter l'offre, la capacité des routes, pour régler le problème? Cette idée est malheureusement simpliste: il existe un mécanisme d'induction, qui fait que plus on augmente l'offre, plus on crée des envies de déplacement. Si, en une nuit, on pouvait faire de l'A6 une autoroute à six voies, le premier jour la circulation serait parfaite, le deuxième moins, et le troisième, à nouveau saturée.
Il s'agit donc d'optimiser ces routes plutôt que de construire de nouvelles voies. C'est ce qui s'est fait avec succès sur le tronc commun de l'A4 et de l'A86, à l'Est de Paris. Considéré jusqu'en 2005 comme le plus gros bouchon de France, le tronçon a été transformé grâce à une voie supplémentaire dynamique: 
Quand la demande est supérieure à l'offre, la bande d'arrêt d'urgence se transforme en voie de circulation; dès que la demande redevient égale ou inférieure à l'offre, elle redevient bande d'arrêt d'urgence. L'évolution est signalée par des panneaux lumineux et des barrières mobiles.

Moduler la demande est une autre façon d'optimiser les infrastructures routières. C'est le rôle de Bison Futé — qui encourage à se déplacer quand la demande est faible — et de la modulation tarifaire. En proposant des tarifs plus chers en heure de pointe qu'en heure creuse, certains péages cherchent à équilibrer la demande. C'est sans compter l'effet pervers de cette proposition, qui peut pousser des usagers à ralentir ou accélérer pour arriver au péage à un moment pas cher.
Les systèmes informatiques qui observent le réseau en permanence permettent d'anticiper la formation d'une congestion et de donner le temps d'attente. En cas d'accident, lorsque l'offre dégringole drastiquement et que par conséquent le bouchon est immédiat, des caméras permettent la détection automatique d'incident (une dizaine de secondes suffit). Le Duplex de Cofiroute sur l'A86, avec ses centaines de caméras, permet de déclencher au plus vite une intervention: le retard subi est proportionnel à la durée de l'incident. 

Si vous prenez l'A7 ou l'A9, vous avez peut être déjà vu un panneau clignotant vous conseillant de descendre à 110 km/h, voire à 90. Cette technique permet d'homogénéiser les flux (entre les usagers et entre les différentes voies), ce qui, automatiquement, améliore l'offre, en passant d'une capacité de 2.000 voitures par heure à 2.100 ou 2.200.
La difficulté étant bien sûr que cette technique ne fonctionne que si les usagers suivent ces conseils. Or plus vous faites baisser la limite, moins les usagers la respectent. Les panneaux réussissent régulièrement à faire rouler une autoroute à 110 au lieu de 130, mais ont beaucoup plus de difficulté à faire atteindre les 90 km/h. Plein de confiance en la nature humaine, vous pouvez supposer que les usagers ralentiront s'ils comprennent que ça leur évitera un bouchon 50 ou 100 km plus loin, leur permettant ainsi de gagner du temps et de l'essence. (Simon Cohen, directeur de recherche à l'INRETS, Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité)
 En 2004 l’A 7 cumule toutes les difficultés sur ce tronçon, qui collecte les flux venant de Lyon et Grenoble dans le sens nord-sud et ceux de Montpellier et Marseille dans la remontée. Sans compter le trafic international venant des pays du nord de l’Europe, depuis Anvers et Rotterdam, en passant par la… Lorraine. « On a multiplié les affichages en entrée d’échangeurs, les annonces sur 107.7 FM  et les vitesses sur des panneaux d’alerte tous les 10 kilomètres. On a choisi d’imposer d’emblée 110 ou 90 km/h. Cinq ans plus tard, les bouchons « ont reculé de 30 % », les accidents matériels – « qui provoquent énormément de ralentissements » sont en baisse de 25 %. « Il suffit qu’un petit nombre d’automobilistes jouent le jeu pour obtenir une meilleure répartition du flux sur les voies ». L’enquête réalisée auprès des clients de Vinci-Autoroutes confirme cette réussite. « Moins de stress, moins d’angoisse de ne pas être à l’heure, le système a apaisé le trafic, en complément d’un affichage régulier des temps de parcours. Le gain atteint 10 à 15 mn sur un parcours de 90 mn ». La régulation repose sur la capacité d’anticipation du gestionnaire de l’autoroute. « On a 30 à 45 mn pour comprendre une déstabilisation du trafic. La clé, c’est l’anticipation. Ensuite, les effets de la modulation des vitesses sont rapides, en 6 à 12 minutes »



 
     Le GPS anti-bouchon (grâce à nos téléphones portables)


 Le pire, c'est le bouchon qui n'est apparemment dû à rien.

Ainsi, si un conducteur ralentit soudainement pour regarder ce qui se passe de l'autre côté de la route, ou parce que son téléphone sonne, ou pour toute autre raison, il va déclencher une réaction en chaîne derrière lui, dans le sens inverse de la circulation. Et chaque conducteur va freiner un «poil» plus fort que son prédécesseur. Il se produit alors une espèce de vague de ralentissement qui va se propager à environ 20 km/h derrière le premier freinage et qui va finir par provoquer, quelques kilomètres en arrière, un fort ralentissement puis mettre des véhicules à l'arrêt. Les changements fréquents de file sont aussi à l'origine de ce type de bouchon puisqu'ils provoquent ces freinages intempestifs.
Et la résorption du bouchon, fait de séquences en accordéon, tient également au fait que la conduite n'est pas homogène dans tous les véhicules. Certains démarrent plus vite que d'autres, accélèrent (et freinent) plus fort, etc. Il est certains que si les voitures étaient pilotées par des robots (comme la google-car-la-voiture-sans-conducteur), il n'y aurait pas ces à-coups dans le dégagement du bouchon. D'ailleurs, dans ce cas, il n'y aurait pas eu formation de bouchon.


Cette vidéo nous explique comment la vitesse et la densité de de la circulation peuvent, à elles seules, provoquer des bouchons.



"Un jeune conducteur de 22 ans est décédé ce lundi après-midi, après avoir percuté avec sa voiture le muret d’une habitation, dans la côte de Bizy, à Vernon (Eure). « Le moteur était à pleine puissance, j’ai cru que c’était une moto. J’ai ensuite entendu le bruit sourd de l’impact et vu la fumée», 
D’après nos informations, la victime aurait souhaité mettre fin à ses jours: le conducteur n’avait pas attaché sa ceinture de sécurité et aurait laissé une lettre expliquant son geste désespéré."

Combien d'accidents de la route sont-ils en rapport avec un suicide ? Difficile de répondre à la question, les statistiques officielles n'étant guère fiables sur ce point. Une équipe finlandaise a eu l'idée de recouper ce type de statistiques avec les résultats des enquêtes menées par les "brigades de sécurité routière". En Finlande, ces dernières collaborent avec les compagnies d'assurance pour mener une investigation poussée, lors de tout accident de la route avec mort d'homme. Il en existe une par province (13 au total), réunissant un officier de police, un ingénieur automobile, un médecin, un spécialiste des routes et tout autre expert utile aux besoins de l'enquête (psychologues, etc...).
Entre 1987 et 1991, on a enregistré en Finlande 1419 décès du conducteur du véhicule lors d'un accident de la route.  


Les brigades de sécurité routière ont considéré que 99 d'entre eux relevaient d'un suicide possible ou probable, et que 84 autres résultaient de façon certaine d'un suicide, soit près de 6 % d'accidents mortels pour le chauffeur en rapport avec un suicide. Les chiffres officiels sont moitié moindres (2.6 %). 

Rapporté aux autres modalités suicidaires, le suicide au volant représente 1.2 % des suicides. Il est typiquement le fait d'un homme (9 fois sur 10), jeune (âgé de 15 à 34 ans dans la moitié des cas), qui conduit seul (dans les deux cas où un passager a été tué, il s'agissait de suicides à deux), et qui choisit en générale une collision contre un véhicule beaucoup plus lourd. 

Par ailleurs, le conducteur s'est très souvent alcoolisé, mais pas plus fréquemment qu'au cours des autres accidents mortels non liés à un suicide.
Dans 75 % des cas, on retrouve un événement stressant, dans 40 % des antécédents de troubles mentaux. 

Ces morts volontaires sont un geste complexe où s'entremêlent de multiples enjeux d'ordre familial, social et psychologique ayant pour aboutissement une violence meurtrière, incontrôlée et incontrôlable. 
Au Canada, chez les jeunes de moins de trente ans et de sexe masculin, l’accident de voiture et le suicide constituent respectivement la première et la deuxième cause de décès. Parfois, on se suicide au volant, et il y a des gens en face.....  






Gendarmes et policiers sont confrontés chaque semaine à des conducteurs qui prennent la fuite. Des consignes ont été données pour limiter les courses poursuites dangereuses. De nouvelles herses, achetées aux États-Unis, équipent les unités chargées de créer les barrages.

Ceinture: 340 vies auraient pu être sauvé !


Dans le Loiret, la gendarmerie verbalise pour qu'enfin le port de la ceinture de sécurité devienne un réflexe dans les autocars scolaires, les gendarmes ont décidé de dresser des PV. Tarif : 135 euros !

Le port systématique de la ceinture de sécurité par l’ensemble des occupants des véhicules de tourisme aurait permis d’éviter le décès de 340 personnes l’an dernier.



 
Sans ceinture, un autocar arrêté, percuté par un semi à moins de 50 km/h! Des images qui font peur......


La prévention n'ayant pas réussi à clouer définitivement les jeunes passagers sur leur siège, les gendarmes du Loiret ont décidé de sévir. Sur deux lignes de transport scolaire, ils ont dressé 126 procès-verbaux en deux semaines. PV adressés aux contrevenants lycéens et collégiens mais qui seront payés par leurs parents. Un PV donc qui sonne comme une injonction pour les parents à exercer leur devoir d'éducation à la sécurité routière.

 L’article 71 du texte stipule que la circulation des autobus et des autocars de classe II (1) avec des passagers debout n’est autorisée qu’en agglomération.

Toutefois, lorsqu’ils sont affectés à des services de transport public, ces véhicules peuvent circuler à l’intérieur d’un PTU et dans la zone de compétence de l’autorité organisatrice des transports d’Ile-de-France (le Stif). De même, ils peuvent prolonger ces services publics au delà des PTU, sur une distance de 5 km hors agglomération, et de 7 km avec dérogation justifiée de l'autorité organisatrice (AO) et une définition précise des voies empruntées. La vitesse maximale autorisée ne peut en aucun cas dépasser 70 km/h.

Quant aux véhicules affectés au transport scolaire, ils peuvent exceptionnellement transporter des enfants debout, selon les conditions évoquées précédemment.

Enfin, l’usage des strapontins est désormais strictement interdit dans les véhicules de transport en commun de personnes. Dans les accidents de circulation impliquant des véhicules de transport en commun de personnes, la plupart des traumatismes corporels graves sont consécutifs à l’éjection des occupants hors du véhicule ou à leur projection à l’intérieur de ce véhicule.



(1) : Au sens des textes communautaires, les véhicules sont de "classe II" (bus) lorsqu’ils disposent de places destinées à des passagers debout. Les véhicules de "classe III" (autocars) sont conçus et aménagés pour le transport en commun de personnes principalement assises.



Il n'y a pas d'obligation à faire installer des ceintures dans un véhicule ancien non équipé. Mais « A partir du 1er septembre 2015, tout transport en commun de personnes, au sens de l'article 2 du présent arrêté, effectué par autocar est réalisé au moyen d'un véhicule équipé de ceintures de sécurité. »


Règles à respecter lorsqu'on utilise les bus et cars scolaires par nos enfants:
• Se rendre à l'arrêt de car sans courir
• En chemin, s'éloigner du bord de la route
• Regarder à gauche et à droite avant de traverser
• A l'arrêt, patienter sur le trottoir ou le bas-côté
• Attendre que le car soit arrêté pour s'en approcher
• Monter calmement dans le car et en descendre sans bousculade
• Ne pas se déplacer pendant le trajet du car jusqu'à l'arrêt
• Attendre que le car soit parti pour traverser
• Attacher sa ceinture de sécurité dans les cars qui en sont équipés
• Éviter les cris, le chahut et respecter le matériel


Jeu de l'éco conduite
Truck Fuel Eco Driving, permet à chacun de s’entrainer à l’éco-conduite d’un poids lourd sur son smartphone ou sa tablette.

Inspiré des contraintes réelles des conducteurs routiers, cette application met le joueur au volant d’un Premium chargé à 40 tonnes pour le conduire de la manière la plus rapide, la plus économique et la plus sûre au niveau sécurité.

Dix missions, pour dix niveaux de difficulté, conduisent le joueur à travers des parcours urbains, péri-urbains, autoroutiers ou mixtes. Au début de chaque mission, des objectifs sont fixés au joueur. Par exemple, il lui est demandé de gérer sa consommation dans les montées et descentes ou dans un flux de circulation en ville.


Informé des obstacles sur sa route comme les feux rouges, les croisements ou les bouchons, ainsi que de la topographie (montées, descentes…), le joueur doit anticiper au maximum pour utiliser l’inertie du camion, accélérer au bon moment ou enclencher le régulateur de vitesse soft cruise control. 


L’objectif : conserver une vitesse commerciale élevée tout en réduisant la consommation de carburant. A chaque instant, il peut donc décider d’accélérer ou de freiner en fonction des informations qui s’affichent à l’écran. Mais attention, une erreur de trop et il faut tout recommencer. En effet, les niveaux supérieurs sont débloqués à mesure que le joueur atteint les objectifs qui avaient été fixés au début de chaque mission. Il faut obtenir au moins une étoile à la fin du parcours pour accéder au suivant. Les meilleurs conducteurs peuvent gagner jusqu’à trois étoiles. Une manière d’évaluer la qualité de leur conduite économique.

Ce jeu vidéo à vocation pédagogique, est une manière ludique de mettre en application les principes de l’éco-conduite. Les débutants comme les
conducteurs confirmés pourront ainsi mettre à l’épreuve leur style de conduite pour progresser dans la vie réelle.

L’app Truck fuel eco driving est disponible gratuitement et en cinq langues (français, anglais, allemand, espagnol et italien) pour les smartphones et tablettes fonctionnant sous iOS et Android. (Il faut installer ITunes) 

        Cliquez ici: éco conduite sous forme de jeu







Selon le rapport de l'Inspection générale, 82 000 peines de prison ferme restent en attente d’exécution ou d'aménagement. Ils attendent jusqu'à 2 ans avant de faire ou pas !!!! leur peine. 

 En 2008, près d’un million d’infractions ont été sanctionnées par près de 638 000 condamnations. Parmi ces infractions, 0,4% étaient des crimes constitués pour plus de la moitié de viols ; 92,2% étaient des délits constitués pour un tiers par des infractions routières et pour 20% par des atteintes aux biens et enfin moins de 8% étaient des contraventions de 5e classe. 

Nous étions en 1973 à 17000 tués, aujourd'hui nous en sommes à moins de 4000 ! Ils nous restent encore des efforts à faire......

 En matière délictuelle, la peine la plus courante est l'emprisonnement avec sursis total, prononcé dans 33,6 % des cas suivi de près par l'amende dans 29,1% et l'emprisonnement ferme dans 21,0% (avec ou sans partie assortie du sursis).

En 2005 Les infractions routières les plus graves, celles qui sont constituées par des accidents corporels, ont entraîné 11 913 condamnations. Plus d'une fois sur cinq, ces accidents sont provoqués par un conducteur en état alcoolique, ce qui a une influence déterminante sur la peine. Ainsi, 65% des homicides par conducteur en état alcoolique sont sanctionnés d'une peine d'emprisonnement au moins en partie ferme.
 

Les condamnations en 2005 pour conduite en état alcoolique sont en augmentation de 18% par rapport à 2000 ce qui correspond à une intensification des contrôles. Les peines prononcées sont essentiellement des peines d'emprisonnement avec sursis total, des peines d'amende et des suspensions du permis de conduire. Cette dernière peine est systématiquement prononcée, s'ajoutant le plus souvent à une autre peine principale.

La moitié des condamnés pour infraction à la sécurité routière n'ont pas de permis de conduire valide ou d'assurance, que ce type d'infraction apparaisse seul (75 000 condamnations) ou s'ajoute à une autre infraction principale.

Les condamnés en matière de sécurité routière sont plutôt âgés (surtout pour conduite en état alcoolique) et les femmes sont peu représentées. 

 Je rappelle que nous avons environ 3 millions de gens ayant un problème avec l'alcool........ et que ces gens peuvent se permettre de conduire, même s'ils n'en ont pas le droit.......

Les condamnés de 2004 en état de récidive

Parmi les 357 440 personnes condamnées en 2004 pour délit, 111 156 avaient déjà été condamnées au moins une fois depuis l’année 2000, ce qui situe le taux de recondamnation à 31%. Cette approche est plus large que celle de la définition légale de la récidive qui ne prend en compte que les personnes condamnées successivement pour deux délits de même nature. Selon une définition statistique qui s’en rapproche, le taux de récidive est de 14,5%.

Le taux de récidive ainsi défini diffère selon la nature de la délinquance considérée : il est plus élevé pour les vols (29 %), la conduite en état alcoolique (16 %). Il est en revanche plus faible en matière de violences volontaires (10 %) ou de destructions (7 %).

Les sanctions prononcées à l’encontre des condamnés récidivistes sont nettement plus lourdes que celles que subissent les condamnés sans antécédent. Ainsi l’emprisonnement ferme est prononcé pour 57 % des délinquants récidivistes tandis que cette peine ne s’applique qu’à 11% des autres.

En 2004 , 91 condamnés pour crime avaient déjà fait l’objet d’une condamnation criminelle au cours des 21 dernières années, ce qui aboutit à un taux de récidive de 3%. Ce taux varie selon le type de crime : de 9,5 % pour les vols aggravés à 1,3 % pour les viols.


L'exécution des peines d'emprisonnement ferme

En 2001, les tribunaux correctionnels ont prononcé 79 515 peines d’emprisonnement ferme qui devaient être exécutées. Dix huit mois après leur prononcé, 43 314 peines, soit 54,5 % avaient donné lieu à une détention, une part importante correspondant à des personnes jugées alors qu’elles étaient déjà détenues.

L’inexécution des peines s’explique soit par leur caractère non définitif (20 % de ces peines sont prononcées par défaut et n’ont pu être signifiées au condamné), soit par l’existence d’une mesure de grâce ou d’amnistie s’opposant à l’exécution (13 %). Il reste ainsi 12 % des peines d’emprisonnement ferme non exécutées sans motif juridique. Ce sont souvent des emprisonnements de courte durée transmis au juge de l’application des peines en vue d’un éventuel aménagement (5,5 %), mais aussi des peines prononcées à l’encontre de personnes dont le domicile est inconnu et qui font l’objet d’une inscription au fichier des personnes recherchées.

Les jugements prononcés contradictoirement, c’est à dire en présence du prévenu, sont nettement mieux exécutés (79 %) que ceux rendus en l’absence de la personne (16 %). La durée de la peine d’emprisonnement semble également influer sur son exécution : les peines jusqu’à trois mois d’emprisonnement sont exécutées à 40 % et celles dépassant un an sont exécutées à 72 % (53 % et 86 % si on s’en tient aux peines définitives)

Réforme du permis moto en 2013 

 

 

 

 

Réforme du permis moto en 2013 (dans les 27 États membres de l’Union européenne)

Les sportives exclues dans le A1 et le A progressif remplacé par le nouveau A2

La garantie de libre circulation en luttant contre la fraude

Un nouveau permis de conduire sera délivré à partir de 2013 dans les 27 Etats membres de l’Union européenne.
Objectif principal: harmoniser les 80 modèles différents qui cohabitent en Europe, mais aussi lutter contre la fraude, garantir la libre circulation des personnes et améliorer la sécurité routière (Directive 2006/126/CE).
Il existe aujourd'hui trois types de permis moto :
  •  à partir de 16 ans, permis A1, pour conduire des motos de 125 cm3 ou moins, avec une puissance maximale de 11 kW, soit 15 chevaux (cv)
  • à partir de 18 ans et jusque 21 ans, permis A progressif avec limitation à 34 cv pendant deux ans. Ce qui veut dire qu’un motard de 18 ans sera “bridé” jusque ses 20 ans (et non 21 comme beaucoup le croient). A l’inverse, un nouveau permis à 20 ans et demi doit rester bridé jusqu’à 22 ans et demi.
  • à partir de 21 ans, permis A, sans limite de cylindrée et avec limite de puissance à 106 cv.
  •  Ils devront être renouvelés tous les quinze ans (la carte et non repasser le permis) pour les permis auto et moto (5 ans pour les poids lourds) afin notamment d'actualiser la photo d'identité et l'adresse du titulaire. "Le document contiendra les empreintes digitales du conducteur", précise également le ministère, "ainsi qu'une puce qui permettra de régler les amendes routières par internet

Les sportives exclues pour le A1 et le A progressif remplacé par le nouveau A2

La réforme de la réglementation du permis européen réformera le permis A1 et créera un permis A2 qui remplacera le “A progressif” :
  • Le nouveau permis A1 instaurera une même d’obligation d’âge à 16 ans pour passer ce permis dans tous les états membres, limitera la cylindrée à 125 cm3 et la puissance à 11 kW (donc comme aujourd’hui), mais surtout instaure un rapport puissance/poids maximal de 0,1 kW par kilogramme, ce qui exclut les motos sportives.
  • Le futur permis A2 prévoit une limitation de puissance de 35 kW (un peu moins de 50 cv) pour les conducteurs de moins de 24 ans et de moins de deux ans d’expérience. Au bout de deux ans, l'heureux titulaire du permis A2 aura la possibilité d'obtenir le permis A - le vrai ! - en suivant une simple (?) "formation dispensée par un établissement ou une association agréés"
Le jeune permis de 18 ans devra donc rester “bridé” jusque ses 20 ans. Celui qui le passe à 23 ans jusque 25 ans. Et celui qui obtient son permis A à 24 ans et un jour pourra rouler directement en 106 cv (car la France a demandé un délai jusqu'en 2015).
 Le permis A
Principale nouveauté : le volume minimal de formation passera de 20 à 24 heures.
Ce permis moto sera directement accessible à partir de 24 ans seulement, ou après deux ans de permis A2, soit à partir de 20 ans.

Le passage du permis A2 au permis A se fera soit de façon automatique (comme maintenant), soit à l’issue d’un nouvel examen, probablement une épreuve en circulation (sans partie technique).
En quelques mots, la période de limitation de puissance est rallongée, mais la puissance maximale admise augmente.
 le permis B permettra bien de conduire des tricycles à moteur de type Piaggio MP3 LT
 Enfin le permis AM (ex BSR) concerne les cyclomoteurs : véhicules à deux ou trois roues ayant une vitesse maximale par construction ne dépassant pas 45 km/h.

Pour connaitre les modalités du nouvel examen : Nouvel examen en 2013

L'arrêté du 18 décembre 2012 abrogeant l'arrêté du 3 janvier 2012 relatif aux équipements rétro réfléchissants portés par tous les conducteurs ou passagers d'une motocyclette d'une cylindrée supérieure à 125 cm3 ou d'un véhicule de la catégorie L5e d'une puissance supérieure à 15 kW.
 
              Bien que l'obligation ne soit plus à l'ordre du jour, augmenter sa propose visibilité reste bien sûr une nécessité. Des brassards sont disponibles chez les équipementiers et s'ils peuvent sauver nos vies, pourquoi s'en priver ?!...   

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